MARIE DE REGNIER, née DE HEREDIA, écrivain sous le pseudonyme de Gérard d'Houville.
Fille du poète franco-cubain José Maria de Heredia, elle aime Pierre Louys, mais obéissant à son père, elle épouse le poète Henri de Regnier, meilleur ami de Pierre.
Regnier sera donc cocu. Pierre Louys sera l'amant de Marie et le père de son seul fils.
Pierre Louys aimait la photographier nue.
Leur liaison évoquée dans le livre ci-dessous fait partie de la complexe vie amoureuse de Pierre Louys. Lui même est probablement le fils incestueux de son frère aîné, Georges (il est donc en quelque sorte son propre neveu, ou son propre oncle). Amant de Marie, il épousera Louise, soeur de celle-ci...et sera donc le père de son neveu, ou l'oncle de son fils.
Cette photographie de la callipyge Marie aurait été dédicacée à Pierre Louys avec la mention "A mon écuyer Pierrot, du côté de mon vice". Comprenne qui pourra...
Alexandre et Lucie forment le couple central du roman, ainsi que de la Confrérie des poètes philopyges.
Alexandre est fils d'un diplomate anglais et d'une fille de la petite noblesse andalouse. Il a passé une partie de son enfance aux îles anglo-normandes, élevé par une amie de ses parents, alors que ceux-ci étaient en poste à Hong-Kong. Il a donc côtoyé Victor Hugo en exil, avant d'aller vivre à Paris à la fin du second empire.
Hauteville House, demeure de Victor Hugo à Guernesey.
Alexandre a beaucoup voyagé. Au début du roman il est de retour à Paris après un séjour de plusieurs années en Amérique du sud. Petit à petit, entraîné par quelques amis, il va s'engager dans le camp Dreyfusard.
Lucie est étudiante, beaucoup plus jeune qu'Alexandre, fille d'un riche avocat normand, originaire de Honfleur. C'est une jeune poétesse très douée, encouragée par Sarah Bernhardt , traductrice d'Edgard Allan Poe, redoutable aux échecs, elle écrit aussi des articles dans le journal féministe "La Fronde". Tous ces talents ne vont pas sans quelques doutes, Lucie se cherche, elle ressent des tendances homosexuelles qui la troublent...
Pierre Louÿs ( 1870-1925 ) auteur érotique et paillard et Jacques Cellard (1920-2004) son digne héritier, ont fortement influencé certains aspects de mon roman. Jacques Cellard, érudit, spécialiste de l'argot, a longtemps tenu la rubrique "langue française" du journal "Le Monde". En parallèle il publiait anonymement des romans pornographiques philopyges, dont l'héroïne principale, Lucienne Chauron, très portée sur la sodomie, est devenue "Lulu" dans mon livre.
Une thèse iconoclaste amplement démontrée par ce roman !
Une enquête qui n'a reculé devant aucune intimidation ! Des révélations scandaleuses !
Je tiens pourtant à préciser, chers lecteurs et lectrices, que je parle des vrais et grands écrivains, dont les moeurs dissolues ont toujours défrayé les chroniques, et non des petits plumitifs falots (non, pas phallos !) dans mon genre. Il va de soi qu'un auteur aussi insignifiant que moi ne peut avoir que des moeurs d'une navrante banalité, et j'en suis bien heureux, car le génie est souvent difficile à vivre...
"Le courrier va partir… Mon chou, je te branle, mon cœur, je te lèche, ma tendresse, je t’enconne, ma douceur, je t’encule, ma putain, je t’aime. Mais je crois que je m’égare. Quel langage inconvenant! Pardon, Madame, et veuillez me permettre de mettre à vos pieds mes hommages les plus respectueux." FÉLIX FÉNÉON
"Oignons l'oignon, mes frères !" (Devise de la Confrérie des Poètes Philopyges)
ALEXANDRE WOLLASTON: Il y a quelques doutes sur son historicité. Né en 1850, il a 48 ans quand l'Affaire Dreyfus entre dans sa phase la plus dramatique. De père anglais, de mère espagnole, ayant grandi aux îles anglo-normandes et à Paris, c'est aussi un grand voyageur.
Après plusieurs années passées en Amérique du sud, il est réinstallé à Paris depuis quelques mois...
Avec quelques amis il va fonder la "Confrérie des Poètes Philopyges" , dont il sera le premier Grand Maître, et se retrouver impliqué dans la campagne en faveur de Dreyfus, jusqu'à organiser un attentat contre le président de la république Félix Faure.
LAURENT TAILHADE : le poète borgne, polémiste, pamphlétaire, libertin et libertaire, est né à Tarbes en 1854. Il a perdu l'oeil droit lors d'un attentat à la bombe quelques années plus tôt. Il fait aussi partie des philopyges, avec sa compagne du moment, la prostituée Lucienne Chauron.
Visitez le site qui lui est dédié par Gilles Picq, son biographe:
http://pagesperso-orange.fr/tybalt/
LUCIEN DESCAVES : écrivain antimilitariste proche des anarchistes, journaliste à l'Aurore à l'époque de la publication du "J'accuse" de Zola, né en 1861, dreyfusard lui aussi, il est un des fondateurs de la confrérie des philopyges. Jeune veuf et père de deux garçons, il est sur le point de se remarier. Un site lui est consacré :
http://www.luciendescaves.fr/
FELIX FENEON: né en 1861, critique d'art, ami des peintres, directeur de la prestigieuse "Revue blanche", cet homme discret et laconique a été jugé et acquitté quelques années plus tôt lors d'un grand procès contre les anarchistes terroristes. Bigame, il est aussi un des philopyges fondateurs.
BERNARD LAZARE : né en 1865 à Nîmes, ce journaliste issu d'une famille judéo-provençale est un athée et sympathisant anarchiste qui sera un des premiers et plus actifs participants à la campagne en faveur de Dreyfus, gagnant des soutiens de plus en plus nombreux. Renvoyé à ses origines juives par les antisémites, il participe aux débuts du mouvement sioniste avant de s'en éloigner. Marié à Isabelle, il est un philopyge de la première heure.
PAUL DELESALLE : Avec sa compagne Leona, il entre dans la confrérie des philopyges quelques temps après le groupe des fondateurs. Ce jeune ouvrier spécialisé en mécanique de précision est un syndicaliste révolutionnaire. Il aura un rôle important dans l'attentat contre le président de la république, aux côtés d'Alexandre Wollaston.
L'affaire Dreyfus vue par Georges Méliès, reconstitution de l'épisode de la "dictée du bordereau".(Etrange coïncidence, on retrouve les deux personnages en conciliabule à la droite de l'image, le haut de forme et la casquette militaire, sur un dessin de Jossot, voir dans ce blog l'article intitulé: JOSSOT, les couvertures auxquelles vous avez échappé.)
Le capitaine Dreyfus.
La bataille de Sedan, 1870. Image d'Epinal.
La France avait perdu ses territoires d'Alsace-Lorraine lors de la guerre de 1870.
La Revanche, et la récupération de ces deux provinces étaient l'obsession de l'armée et de la classe politique. Cette revanche passait par le développement d'armes modernes, notamment dans l'artillerie.
En 1894, un jeune officier d'artillerie d'origine alsacienne et de confession juive est accusé et condamné pour espionnage au profit de l'Allemagne. En janvier 1895, il est dégradé publiquement et envoyé au bagne en Guyane.
Dégradation de Dreyfus, 1895. Image d'Epinal.
La famille du capitaine déporté entreprend alors une campagne pour convaincre l'opinion de son innocence. Peu à peu, ce mouvement prend de l'ampleur, mais reste minoritaire, malgré le ralliement de personnalités éminentes. En janvier 1898, la publication par Emile Zola de l'article intitulé "J'accuse" marque le moment ou la polémique va atteindre sa plus grande intensité.
A partir de ce moment, attisé par l'église et l'armée, l'antisémitisme se déchaîne dans la presse et dans la rue, la société française se trouve profondément divisée, et les clivages persisteront malgré la révision du procès de Dreyfus à l'été 1899, et sa réhabilitation définitive en 1906.
philopyge, nom et adj. (du grec philein, aimer, et pugê, fesse). Poète ou écrivain farceur et libertin, s’étant particulièrement illustré pendant l’Affaire Dreyfus. Ex : Le philopyge est la plus noble conquête de la callipyge. Encycl. : Des études approfondies tendent à démontrer que le mouvement philopyge existe depuis la plus haute Antiquité, et qu’il est encore actif de nos jours.
(Dictionnaire des ’tits mots jolis.)
ET QUE FONT LES PHILOPYGES ?
Dans ce roman découvrez des choses soigneusement cachées depuis plus d'un siècle: la vérité sur la mort galante du président Félix Faure, dont le film pris sur le vif existerait encore dans les archives de l'Elysée, la vérité sur les complots d'extrême droite de la Belle Epoque et les raisons de leur échec, la mort suspecte du poète Stéphane Mallarmé, les liens secrets entre l'Affaire Dreyfus et certaines "bavures" des conquêtes coloniales en Afrique de l'Ouest... Et bien d'autres révélations croustillantes: abbés concupiscents, poètes cocus, et j'en passe...
QUATRIEME DE COUVERTURE DU TOME 1, PAR L'EDITEUR:
"Nos philopyges de 1898 sont un groupe d’écrivains libertaires, de journalistes francs-maçons et d’intellectuels sodomites. Voulant déjouer le complot fomenté par quelques politiciens « patriotes » et généraux « courageux » pour s’emparer du pouvoir, ils se lancent dans une bataille occulte et imaginative. Aidés d’un abbé du Quartier latin, d’un cambrioleur anarchiste, de la fille d’un grand avocat et d’une prostituée callipyge, ils fomentent même un attentat « à la bombe sexuelle », qui causera, comme on le sait, la mort de Félix Faure, président de la République… Ils croisent de nombreux autres personnages réels du Paris politique et littéraire, que l’on n’appelle pas encore people, et qui sans doute n’autoriseraient pas ces pages « biographiques », marquées au coin de l’ironie, voire de la satire. Un roman-feuilleton plein de rebondissements, largement assaisonné d’humour et d’érotisme – et truffé de clins d’œil à notre époque – solidement documenté néanmoins, dénonçant à sa façon l’esprit cocardier, colonisateur, antisémite et petit-bourgeois de cette fin de siècle. Jubilatoire."
350 pages 19 euros. http://www.editions-singulieres.fr/ Code ISBN : 978-2-35478-048-7 * Antoine Barral LES PHILOPYGES, tome 1 "La conjuration des patriotes" Code ISBN : 978-2-35478-048-7 Editions Singulières.
DISPONIBLE EN LIBRAIRIE, privilégiez votre libraire de ville ou de quartier, ou LECHOIXDESLIBRAIRES.COM
sinon SUR AMAZON.FR, SUR FNAC.COM, FNAC.BE, CHAPITRE.COM ...
ou en version numérique pour iPad. * N'hésitez pas à me laisser des messages ou des questions, ici ou par mail à l'adresse: